Comment faire l'isolation phonique d'un plafond

Comment faire l’isolation phonique d’un plafond

Isolation phonique du plafond

Qui n’a pas un jour été en colère après les nuisances provoquées par ses voisins, le bruit des talons le dimanche matin ou le frottement des pieds de chaise sur le plancher de l’étage du dessus ? Vous pouvez demander à vos voisins de faire des travaux afin que cela cesse, mais la partie est loin d’être gagnée. La solution ? L’isolation phonique de votre plafond.

Comment isoler un plafond ?

Pour dire stop aux bruits qui vous gâchent la vie quand vous souhaitez être tranquille chez vous, la solution, c’est de créer un faux plafond suspendu sur une ossature métallique. C’est le choix le plus réalisé. Le plus souvent, il est à base de plaques de plâtre qui sont vissées sur une ossature en métal qui, elle, est fixée au plafond déjà existant. L’espace vide qui est ainsi créé va être rempli d’isolant sous forme de panneaux ou de rouleaux que l’on va poser jointivement sur l’ossature. Il jouera un rôle d’amortisseur que l’on appelle l’effet « masse-ressort-masse ».

Cette solution peut cependant ne pas réduire totalement les bruits d’impact comme les chutes d’objets par exemple. La vibration de l’impact est transmise aux suspentes et à l’ossature métallique. Pour limiter ces transmissions qui peuvent représenter encore de vraies nuisances sonores, vous trouverez sur le marché des suspentes anti-vibratiles. Pour avoir un résultat optimal, on peut poser des ossatures longue portée qui seront fixées de mur à mur et qui permettront de désolidariser le faux plafond qui a été créé du plancher de l’étage au-dessus. L’isolant sera alors déroulé de la même manière et les plaques seront vissées sur l’ossature. Le nouveau plafond pourra être peint selon vos goûts et votre déco intérieure.

Comme isolant, on utilise le plus souvent de la laine de roche et de la laine de verre, car elles ont une bonne isolation phonique, une bonne longévité et sont faciles à installer. Vous pouvez également choisir des matériaux renouvelables comme la cellulose, les panneaux de liège ou de perlite. On trouve les matériaux qui vous permettront de réaliser votre isolation phonique sous différentes formes. En rouleaux qui se posent assez facilement comme les isolants en vrac, en panneaux ou plaques et en mousse dont l’avantage est d’épouser toutes les formes.

Si vous souhaitez le mieux de ce qui se fait en matière d’isolant phonique et thermique, le liège arrive en première position. Le seul bémol reste son prix. En effet, c’est l’un des isolants les plus chers du marché. Cela s’explique par le fait que c’est un produit écologique et naturel qui est issu de l’écorce d’un arbre. Celle-ci se renouvelant qu’au bout de plusieurs années, cela en fait un produit rare d’où son prix élevé.

Quelques conseils avant de vous lancer dans l’isolation de votre plafond

L’isolation phonique d’un plafond ne se fait pas à la va-vite. Il faut une certaine connaissance du sujet et notamment des différentes approches, techniques et du choix des matériaux en fonction du type du plafond à isoler. On n’isole pas de la même façon un plafond sous terrasse qu’un plafond sous combles ou sous un étage habité. Il ne faut pas oublier que les nuisances sonores peuvent très bien se transmettre par les murs même si l’on a l’impression qu’elles viennent toujours du plafond. Il peut donc être judicieux d’isoler le plafond, mais aussi les murs.

Pour retrouver un peu de calme dans votre maison, pour oublier que vous avez des voisins, l’isolation phonique est nécessaire. Elle ne demande pas de gros travaux, mais va vous rendre de grands services. Vous serez surpris de ne plus entendre vos voisins quand ils rangent leurs chaises par exemple !

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